thinkingbubble

Le blogue

Bienvenue au blogue de Réseau CS! Notre blogue vous renseignera sur l’actualité, les ressources et les sujets touchant la promotion de la santé ainsi que les événements, activités et ressources de Réseau CS. Parmi nos blogueurs, nous comptons des membres du personnel et des consultants de Réseau CS, ainsi que des membres de nos organisations partenaires, des clients et des experts dans le domaine de la promotion de la santé. Veuillez noter que les opinions affichées sont celles des auteurs et pas nécessairement celles de Réseau CS ou de notre bailleur de fonds.

Pour voir les blogues passés, s'il vous plaît cliquez sur l'icône d'accueil (maison) en bas à la gauche. Pour la liste complète des blogues publiés cliquez sur l'icône calendrier.
Patrick s’intéresse particulièrement aux différents aspects touchant à l’intégration des francophones en milieu minoritaire. Patrick est détenteur de deux maitrises en santé publique et en développement communautaire.

Le Pavillon francophone, une expérience unique à la conférence 2017 de Réseau CS

Contrairement aux espaces d’ateliers traditionnels, il y avait tant à découvrir pendant trois heures au Pavillon francophone qui s’est tenu le premier jour de la conférence 2017 de Réseau CS, soit le lundi 20 novembre, de 13:30 à 16:30.

En plus de l’atmosphère conviviale qui y régnait et qui invitait aux échanges et au réseautage, les participants avaient aussi accès à des activités comme :

mural

Vue de la murale animée 

Une murale : où l’on pouvait afficher une requête de services, poser des questions, offrir ses services. En passant, j’ai finalement pu trouver une réponse à une question qui me tracassait la tête depuis belles lurettes: la traduction française du mot anglais allyship. Il semble que coalisation est la traduction la plus appropriée à en croire Chantal Sauvé, traductrice professionnelle, une des responsables de la Communauté de pratique de santé publique en français. Merci Chantal ! La murale était animée par Juliette Labossiere du Centre de Santé de l’Estrie.

 

 kiosques

Vue partielle de l’assistance et des kiosques

Des kiosques : les organismes suivants ont tous exposé leurs ressources et services :

L’Assemblée de la francophonie de l'Ontario

Centre de santé communautaire de l'Estrie

La communauté de pratique santé publique en français

Entité 4 ; Reflet Salvéo ; Réseau CS ; Tremplin santé

YMCA

Des mini conférences :

Priorité au patient : un survol par Estelle Duchon (Entité 4) et Tharcisse Ntakibirora (RLISS Toronto centre) 

Comment engager les communautés francophones par Émile Maheu (AFO)

Les changements sociodémographiques au sein de la francophonie de l'Ontario: Mieux s'adapter à cette réalité par Louise Sauvé Dubois (Consultante indépendante).La première mini-conférence sur la priorité au patient

Ces présentations seront toutes disponibles en ligne sur le site web de Réseau CS dans les prochains jours.Pour vous donner une idée de l’ambiance du Pavillon, facilité avec brio par Christiane Bouchard de santé publique Ottawa, quoi de plus parlant que de vous faire part de quelques témoignages de participants. Je vous invite à lire quelques extraits ci-dessous :

« Atmosphère amicale et collaborative! Le Pavillon nous a permis de discuter et d’identifier rapidement des réponses pour éliminer des obstacles… Et dû à un nombre restreint de participants, le pavillon a livré de l’information et des échanges de qualité » nous confie Guillaume de Tremplin santé.

Chantal elle-même, se réfère aux nouvelles connections qu’elle a pu faire :« d’importants contacts qui s’ajoutent à mon réseau ».

Quant à Suzanne de YMCA, elle pense que « Le pavillon francophone a été une occasion de développer des liens entre francophones travaillant dans diverses organisations ».

Pour Housseyn de Reflet Salvéo, « le Pavillon était une excellente occasion où différents acteurs ont conjugué leurs efforts au profit de la communauté francophone ».

Christiane renchérit pour qualifier le Pavillon comme étant « une opportunité extraordinaire de partager ses connaissances et faire avancer la cause des francophones ».

Finalement, Valérie du Centre de Santé Communautaire du Sud Est d’Ottawa (CSCSEO) et de l’Initiative une ville pour toutes les femmes (IVTF) a laissé parler son cœur en s’exclamant « On se sent bien entre francophones… !»  

Si le Pavillon a été une réussite, nous avons toutefois déploré l’absence de nos amis anglophones que nous souhaitions pourtant y accueillir.

Partager cet article :

246 lectures
0 commentaires

J’agis, je m’engage…

rendezvoussante
 

Tel a été le cri de ralliement des trois jours du Rendez-vous Santé en Français à Ottawa, événement auquel j’ai pris plaisir à y prendre part du 1er au 3 novembre dernier.

Ce rendez-vous conjointement organisé par la Société Santé en français (SSF) et le Consortium national de formation en santé (CNFS) réunissait, selon les responsables, plus de 350 délégués en provenance des provinces et territoires du Canada. On a eu également droit à quelques invités internationaux parmi lesquels Gwerfyl Roberts (Université Bangor, École des Sciences de la santé, Pays de Galles) et un représentant du Pays Basque espagnol, Aidor Montes (Médecin). Ces deux invités évidemment, étaient présents pour partager leurs expériences en matière de bilinguisme dans la provision des soins de santé dans leur contexte respectif.

Les participants étaient dans l’embarras du choix quant aux ateliers. Il y en avait pour tous les goûts. Entre autres, les thématiques portaient sur l’offre active, la formation du personnel de santé, la santé mentale, la variable linguistique, la collecte de données probantes et son importance, l’immigration pour ne citer que celles-là. Pour en savoir plus sur les ateliers visitez le Programme complet.

La 2ème journée a été particulièrement intéressante pour moi non seulement parce que j’ai co-facilité un atelier avec Sophie Wertheimer, experte –conseil en communication sur « Comment rejoindre les personnes immigrantes francophones… », mais aussi, parce que j’ai été suspendu sous les lèvres du Dr Stanley Vollant, chirurgien (Université de Montréal) qui racontait son histoire captivante et inspirante. Je rappelle que Dr Vollant est le premier chirurgien autochtone de l’histoire du Canada.

Finalement au 3e jour, l’intervention du Dr Charles Boelen, un médecin de Santé publique belge, ancien cadre de l’OMS, a jeté un regard externe sur le congrès. Il a invité particulièrement la SSF à s’ouvrir encore plus sur le monde international, notamment le monde francophone.

Le congrès s’est terminé avec une déclaration d’engagement baptisée Déclaration d'Ottawa pour la promotion et le soutien des services de santé en français. Cette déclaration a été signée et appuyée par la majorité des participants présents.

Je vous invite vous aussi, à vous engager comme moi et surtout à agir en partageant cette déclaration autour de vous et dans vos réseaux !

Partager cet article :

145 lectures
0 commentaires

Les 10 raisons majeures pour assister à la conférence 2017 de Réseau CS

Comme vous le savez peut être déjà, chaque deux ans, Réseau CS organise une conférence où tous les acteurs clés qui travaillent dans une variété de secteurs en Ontario, se rassemblent pour mettre en commun leurs expériences et découvrir de nouvelles stratégies afin de bâtir des communautés durables, résilientes et en santé.

Cette année, la conférence de Réseau CS s’intitule : Se rassembler pour des communautés en santé : Avec tous et pour tous. Elle se tiendra à l’Académie BMO à Toronto, les 20 et 21 novembre prochain.

Voici 10 raisons pour lesquelles un professionnel qui œuvre dans le domaine des communautés en santé, du développement communautaire, de la promotion de la santé ou des déterminants sociaux de la santé, ne devrait rater pour rien au monde cette conférence.

1. Occasion d’apprentissage

La conférence 2017 offre une occasion d’apprentissage privilégiée. Elle permettra aux participants d’être à l’avant-garde des pratiques exemplaires et des approches nouvelles pour créer des communautés plus inclusives. Dix ateliers interactifs, dont certains en français, aborderont des sujets d’actualité tels: la gouvernance, le partenariat, l'humilité culturelle, le renforcement des relations avec les communautés autochtones. Pour avoir un aperçu, consultez le PROGRAMME préliminaire.

2. Occasion de réseautage

Avec la présence de plus d’une centaine d’intervenants œuvrant dans le domaine des communautés en santé, la conférence est une bonne occasion pour réseauter et rencontrer ses pairs. Profitez du déjeuner, des pauses café, de la soirée sociale pour échanger des idées et développer votre carnet de contacts. N’oubliez pas vos cartes de visite!

3. Présentateurs exceptionnels

Vous aurez la chance de rencontrer des présentateurs et des présentatrices experts dans leur domaine. Par exemple, notre conférencière principale Kim Katrin Milan, est auteure, animatrice, éducatrice et aide les gens à développer leur capacité à se rapprocher les uns des autres. Pour en savoir plus sur les présentateurs, consultez la section PRÉSENTATEURS

4. Location superbe

Située au nord de Toronto au 3550 avenue Pharmacy, l’Académie BMO offre un cadre enchanteur propice à l’apprentissage et au réseautage. Le site est aussi accessible aux personnes à mobilité réduite. Sans vouloir faire de la publicité gratuite pour le site, j’avoue que le déjeuner, les collations et le repas en général, y sont délicieux. En plus, le stationnement est gratuit. Si vous voulez avoir plus de renseignements sur la location, consultez : L’Académie BMO

5. Prix abordable 

Comparé aux évènements du même type, le cout d’inscription à la conférence de Réseau CS est très abordable. Des tarifs étudiants sont également disponibles en nombre limité. Le tarif régulier de 390 $ comprend le paquet suivant:

  • l’accès à toutes les activités;  
  • le programme et la documentation;
  • un petit-déjeuner léger, un déjeuner et des collations l’après-midi.

A ce prix-là, on n`hésite pas. Inscrivez-vous vite!

6. Aide financière

En dépit du fait que le prix de la conférence est très abordable, Réseau CS a prévu une assistance pour de potentiels participants qui pourraient faire face à quelques difficultés financières. Consultez la section DEMANDE D'AIDE FINANCIÈRE pour vous renseigner sur les critères d’éligibilité.

7. Pavillon francophone

Le  pavillon francophone est un espace ouvert qui vous permettra de vous connecter avec des francophones et des fournisseurs de services en français à travers des activités telles :

  • des mini conférences d'experts axées sur les priorités de la communauté francophone ;
  • un marché ouvert où diverses agences francophones exposeront leurs ressources et services ;
  • une murale où vous pouvez soit offrir ou rechercher un service, une ressource ou une expertise.

8. Programmation alléchante

En plus des ateliers interactifs animés par des présentateurs exceptionnels, la programmation comporte des performances théâtrales, des occasions de se socialiser, des possibilités d’interagir soit en français ou en anglais et même des occasions de bouger avec notre partenaire PARC.

9. Réception de réseautage le 1er jour

Comme tout évènement de ce calibre, un volet social est indispensable afin de bien équilibrer les moments  d’apprentissage et les occasions d’échange. Une gentille réception aura donc lieu la soirée du 20 novembre.  Au cours de cette soirée sociale, on continuera la conversation de la journée autour de   la diversité, de l'inclusion et de l'équité.

10. Dernière conférence de Réseau CS 

Cette information est peut-être la moins connue du grand public, mais je prends la liberté de vous la dévoiler ici : ce sera la toute dernière conférence de Réseau CS. Joignez-vous donc à nous pour qu’on puisse célébrer ensemble nos réalisations !

Partager cet article :

322 lectures
0 commentaires

Vous avez dit partenariat… comment le réussir ?

Le jeudi 14 septembre dernier, dans le cadre d’un échange en ligne, nous avons eu l’occasion de discuter sur les facteurs clés d’un partenariat réussi. Le groupe n’était pas nombreux (environ une dizaine) cependant les échanges étaient très enrichissants.

Ma collègue Gillian et moi-même avions passé en revue à tour de rôle Les 6 activités clés pour un partenariat réussi. La pratique de ces 6 activités, qui ne sont pas linéaires, est la garantie de la réussite d’un partenariat. Après notre brève présentation, une période de discussion très animée a pris place.

Par exemple, une participante a partagé son expérience positive avec 2 tables de convergence à Ottawa où les partenaires, bien qu’ayant des agendas différents, arrivent à travailler en complémentarité pour le bien de la communauté. Equi Pass est entre autres, le fruit de cet effort concerté.

Une autre personne a évoqué le défi de déséquilibre de pouvoir souvent rencontré dans les partenariats impliquant les « soit disant » gros organismes et les petits organismes communautaires. Parmi les solutions suggérées pour faire face à cette situation citons : une entente écrite clarifiant bien les apports et les contributions de chaque partie, la mise en avant des contributions non financières des organismes communautaires comme: les bénévoles, la connaissance du milieu, leur expérience et expertise. Ces apports selon nous, ont autant de valeur qu’une contribution financière.

D’autres défis ont été évoqués tels que la difficulté pour les individus ou les groupes minoritaires et radicalisés, de participer pleinement dans les partenariats tenant compte du manque d’ouverture affiché des fois par certains membres de la culture dominante. En ce sens, plus de formations sur les compétences et l’humilité culturelles, l’inclusion et l’équité, sont souhaitables.

Un autre participant a de son côté souligné comment cet échange lui sera utile dans ses nouvelles fonctions.  

Finalement, s’agissant de partenariat réussi, les mots suivants sont revenus constamment et ont fait l’unanimité au sein du groupe :

Confiance mutuelle, temps, acceptabilité, inclusion, complémentarité, flexibilité, évaluation, et célébration !

Gillian et moi allons continuer la conversation sur le partenariat au cours de la Conférence 2017 de Réseau CS : Se rassembler pour des communautés en santé : Avec tous et pour tous les 20 et 21 novembre 2017.

Je vous invite à nous rejoindre à l’Académie BMO à Toronto. Inscrivez-vous vite!

En attendant, vous pouvez aussi nous contacter pour un accompagnement individualisé (coaching) et gratuit, dans le but de vous aider dans le développement, le maintien et l’évaluation de vos partenariats.

Visualisez les Diapositivesde notre discussion du jeudi 14 septembre 2017 et consultez ce Documentpour accéder à un ensemble de ressources et aller plus loin dans la discussion.

Partager cet article :

176 lectures
0 commentaires

Tout ce qu’il faut savoir sur la crise des opioïdes au Canada et en Ontario

Récemment, nous avons tous été choqués d’apprendre par voie de presse, le nombre de décès liés au surdosage d’opioïdes au Canada et en Ontario. De quoi s’agit-il exactement ?Définition des opioïdes ?Les opioïdes sont des médicaments de la famille de la morphine. Ils sont fréquemment prescrits par le personnel médical pour soulager la douleur. Bien qu’ils soient largement prescrits, les opioïdes peuvent aussi entrainer une dépendance et causer parfois d’autres effets néfastes dont la mort. En plus, Il existe également des formes illicites d’opioïdes qui sont utilisés comme drogues et qu’on retrouve sur le marché clandestin. Cet état de fait, complique la situation et on parle alors d’une crise de santé publique.Quels sont les opioïdes les plus connus sur le marché au Canada et en Ontario ?Les opioïdes les plus couramment rencontrés ici sont : Oxycodone, hydromorphone, codéine, morphine et fentanyl.Jetons un bref coup d’œil sur quelques faitsDe 2009 à 2014, il y a eu au moins 655 décès liés au fentanyl au Canada; leur nombre a été multiplié par 7 en Colombie-Britannique et par 20 en Alberta au cours de la même période.Au cours de l’exercice financier 2015-2016, près de 2 millions de personnes en Ontario avaient reçu des ordonnances d’opioïdes, soit environ 14 % de la population de la province ou une personne sur septEnviron 44 000 professionnels de la santé ont prescrit des opioïdes sur une période d’un an en Ontario, la majorité de ces professionnels étant des médecins de famille et des dentistes.En 2015, au moins 551 personnes sont mortes d’une surdose d’opioïdes en Ontario, par rapport à 421 en 2010. Les consultations aux urgences du fait d’un empoisonnement aux opioïdes sont également en hausse en Ontario : elles ont augmenté de 24 % entre 2010-2011 et 2014-2015. En effet, elles sont passées de 20,1 par 100 000 personnes à 24,9Qu’est ce qui peut être faitLa dépendance aux opioides comme toutes les dépendances, doit être traitée. Les décès par surdose d’opioides sont en hausse en Ontario et ailleurs au Canada. Vu les récents décès enregistrés notamment chez des jeunes, Il faudrait agir vite pour éviter le pire.La naloxone est le seul produit disponible légalement au Canada pour neutraliser les surdoses d’opioïdes. Sa vente vient tout juste d’être approuvée par Santé Canada sous forme de vaporisateur nasal. A côté des autres mesures de prévention de la toxicomanie, de promotion de la santé et d’autres stratégies en cours pour réduire les méfaits, il me semble que tout comme les cours de premiers soins dispensés par la croix rouge, des cours sur l’utilisation de naloxone destinés particulièrement aux jeunes devraient être généralisés. Cette mesure peut indubitablement sauver des vies !Pour aller plus loin :https://news.ontario.ca/mohltc/fr/2016/10/lontario-adopte-des-mesures-pour-prevenir-labus-dopioides.html

http://www.cpha.ca/uploads/policy/opioid-statement_f.pdf

Partager cet article :

409 lectures
0 commentaires

Les résultats du sondage de 2015 sur la consommation de drogues et la santé mentale des élèves de l'Ontario

Le jeudi 2 mars dernier, Réseau CS et  le Centre de toxicomanie et de santé mentale et  le programme de soutien au système provincial (CAMH/PSSP) ont organisé conjointement un webinaire en français pour partager les résultats du sondage de 2015 sur la consommation de drogues et la santé mentale des élèves de l'Ontario (SCDSEO). Alexandra Lamoureux, Coordonnatrice de l'équité et de la participation communautaire (CAMH/PSSP)) a présenté les résultats les plus pertinents aux 45 participants présents en ligne. Sa présentation était commentée et supportée par un panel d’expertes composé de  Lois Alexanian, directrice des services aux adolescents et à leur famille (Maison Fraternité), Yolène Deschênes, directrice adjointe (Maison Fraternité) et Andréanne Fleck Saito, coach pour le leadership et la mise en œuvre, Équipe d’appui pour la santé mentale dans les écoles

Vous pouvez trouver l’essentiel des résultats présentés ici.

Les autres temps forts du webinaire étaient les commentaires de nos panélistes.

Lois par exemple a souligné quelques lueurs d’espoir et de progrès observés en analysant les résultats Pour les démontrer, elle est allée jusqu’à comparer certains  résultats de 2015 à  ceux de 2013. Le tableau suivant résume les quelques évolutions positives signalées.

 

Indicateurs choisis 2013 2015 Commentaires de Lois
Prévention de la toxicomanie en milieu scolaire 8e et 9e année 7e, 8e et 9e année La prévention la plus efficace et qui équipe mieux les jeunes est celle qui est offerte sur plusieurs années et à plusieurs reprises
L’âge de la première consommation d’alcool 14.6 14.8 Une toute petite amélioration
L’âge de la première consommation de cannabis 15.2 15.3 Selon les recherches, la consommation régulière de cannabis chez les jeunes a des effets négatifs tant sur le plan physique que sur la santé mentale.
Consommation d’opiacés sur ordonnance utilisés à des fins non-médicales 1 jeune sur 8 1 jeune sur 10 Encore une petite amélioration à ce niveau

Accès aux substances illégales à l’école 

1 jeune sur 5 1 jeune sur 6 Les conseils scolaires identifient de plus en plus la toxicomanie comme une priorité, ce qui contribue à augmenter leur vigilance et ainsi, rendre l’accès aux drogues plus difficile sur leur terrain

 

Toutefois, selon Lois, il reste beaucoup à faire au niveau des services en santé mentale pour ces jeunes, puisqu’en 2015, plus d’un élève sur 4 a déclaré avoir voulu parler d’un problème de santé mentale, sans savoir où se tourner.

Pour sa part, Yolène s’est plutôt penchée sur quelques  différences observées dans les résultats chez  les francophones et les non francophones. D’emblée, Yolène croit important de préciser que non-francophone ne veut pas nécessairement dire anglophone. Une personne francophone peut venir de n’ importe où dans le monde et cette diversité culturelle a certainement  influencé les résultats.

En ce qui concerne les différences, Yolène pense qu’on peut formuler des hypothèses mais on ne peut pas avancer de réponses absolues. Voici quelques différences observées :

  • Au niveau de la consommation de substances, il y a des tendances, des « modes » qu’on retrouve plus chez les francophones. Par exemple les élèves francophones étaient plus susceptibles que les non-francophones d’avoir fait usage des substances suivantes au cours de l’année écoulée : cigarettes électroniques, consommation à des fins non médicales d’analgésiques opioïdes vendus sur ordonnance, médicaments contre la toux ou le rhume pour « triper » (15,9 % contre 9,2 %).

  • S’agissant de la santé mentale, selon Yolène,  il y a une différence assez marquée dans la recherche de services de santé mentale entre francophones et non- francophones. Les élèves francophones étaient nettement plus susceptibles que les élèves non francophones de déclarer avoir consulté un professionnel de soins de santé mentale tel qu’un médecin, un infirmier ou un conseiller au moins une fois au cours de l’année écoulée (38 % contre 19,6 %). Elle se pose alors  quelques questions : Est-ce une question d’accessibilité des services ? Les services sont-ils plus connus ? Y-a-t-il une meilleure connaissance des symptômes ? Y-a-t-il une meilleure influence des parents ? Ou encore s’agirait –il d’une question purement culturelle ?

Yolène a conclu son intervention en rappelant qu’à la lumière des résultats obtenus, il serait souhaitable voire même profitable, de se pencher  sérieusement sur l’analyse des vraies raisons qui peuvent expliquer ces écarts et ces différences entre francophones et non- francophones. Les connaitre nous permettrait de mieux desservir nos jeunes.

De son coté, Andréanne a soulevé certaines préoccupations en tenant compte des résultats de 2015. Pour elle, les élèves auraient un accès plutôt facile à une grande variété de substances – légales et non-légales. Or la plupart de ces substances sont assez dangereuses. Par exemple pour elle, la proportion croissante de l’utilisation du cannabis entre la 9e et la 10e et ensuite la 11e est plutôt inquiétante.

Quant à la santé mentale des élèves, bien qu’Andréanne observe une diminution des problèmes d’externalisation depuis 2007,  en 2015, plus d’élèves semblent indiquer que leur santé mentale est plus médiocre ou passable et vivent un état de détresse psychologique allant de modéré à grave. L’utilisation des médias sociaux (plus chez les filles) et l’augmentation du jeu compulsif (plus chez les garçons) peut avoir des effets néfastes sur la santé globale et générer des problèmes de santé mentale tels : effets sur le sommeil, l’activité physique, le contact humain/social, la connexion avec le milieu naturel. Le taux d’élèves ayant sérieusement considéré le suicide est toujours assez élevé s’inquiète Andréanne.

Tout compte fait dit-elle,  « Nos approches pour promouvoir la santé mentale et prévenir la détresse psychologique doivent aussi tenir compte du contexte socio-culturel des élèves ».

Le dialogue entamé par nos panélistes se poursuivra le jeudi 9 mars de 10 :00 à 11 :30am au cours d’une discussion en ligne entre pairs. Il sera question de discuter des implications des résultats sur les politiques et leur application pratique.

Si vous avez manqué le webinaire vous pouvez consulter toutes les diapositives  ou vous pouvez même accéder à l’enregistrement.

 

2017 03 webinairelogos

Partager cet article :

872 lectures
0 commentaires